D’ouest en est, l’Allemagne s’étend sur trois des grandes régions naturelles de l’Europe : les Alpes et leur avant-pays ; le Mittelgebirge européen (ou Europe hercynienne ou moyenne) ; la grande plaine du Nord. Ce sont les deux premières régions qui sont concernées par l’économie de montagne et les sports d’hiver (forêt noire, monts métallifères, Hartz, Alpes bavaroises). Les territoires suisse, autrichien, slovène et tchèque sont très largement concernés. Pour l’Italie, il s’agit de toutes les régions alpines (Val d’Aoste, Piémont, Lombardie, Trentin Haut Adige et Vénétie), mais aussi de certaines régions des Apennins (Abruzzes, Toscane, Ombrie et Latium en particulier). Pour être pleinement exhaustive, une étude comparative sur l’économie de montagne pourrait ajouter aux sites alpins les différents sites et territoires des massifs des Carpathes (Pologne, Roumanie et Slovaquie), qui misent plutôt sur un tourisme de type charters venus d’Europe du Nord, et ceux du massif pyrénéen (Andorre et Espagne), mais le choix est bien de se concentrer sur l’arc alpin et ses abords.
Comme en France, les experts de la montagne des différents pays alpins s’opposent sur ce qu’il est convenu de faire pour adapter l’économie de la montagne aux changements en cours. Du fait de son importance économique et financière dans les revenus touristiques des pays alpins, la question de la pérennité de cette ressource économique prend plus d’importance encore qu’en France. A titre d’exemple, en Allemagne, comme les experts estiment que le tourisme de ski génère deux fois plus de recettes que le tourisme de bien-être ou de randonnée, son éventuelle disparition menace clairement les équilibres économiques existants et suscite d’importants débats politiques locaux. Manfred Scheuermann, responsable du Ressort Naturschutz des Deutschen Alpenvereins (DAV) ou département de protection de la nature du club alpin allemand, résume toutefois le débat en cours pour les stations de montagne allemandes de la manière suivante : « ce qui est beaucoup plus problématique, c'est que l’on continue à enneiger même à basse altitude et que l’on construit de nouvelles installations qui ne sont utilisables que pendant dix à vingt ans. Dans ce cas, l’installation avec des bassins de stockage, des conduites d’eau et d’électricité n’est pas justifiable compte tenu de la courte durée d’utilisation ».
En Allemagne, la priorité reste de rentabiliser les investissements passés et présents. Mais, comme en France et ailleurs dans les Alpes, en plus de l’impact des changements climatiques, le nombre de skieurs diminue, notamment en raison du prix toujours plus élevé des forfaits de ski et de l’évolution démographique. Les Lander essaient de compenser la diminution de la clientèle européenne par une publicité sur de nouveaux marchés comme l’Extrême-Orient et la Russie, du moins jusqu’en 2022 pour cette dernière. Les stations allemandes, autrichiennes et italiennes misent donc toujours sur l’agrandissement et la modernisation de leurs infrastructures et sur celles de remontées mécaniques plus rapides et plus modernes, avec sièges chauffants et WLAN (réseau sans fil), et plus de kilomètres de pistes, par exemple en associant des domaines skiables voisins, comme c’était en discussion en Autriche et en Italie entre le Pitztal et l’Ötztal entre le Tyrol autrichien et le Tyrol du sud italien, mais le refus opposé par les populations locales à ce projet en 2022[1] montre que, comme en France, de fortes oppositions émergent face aux projets du « toujours plus » en montagne.
Au-delà de ces premiers exemples, les pays voisins de la France de l’arc alpin ont engagé des stratégies assez similaires, pour certaines dès les années 50, pour diversifier leur offre touristique et ne pas seulement dépendre de l’enneigement et du ski.
De fait, les pays de l’arc alpin ont tous engagé des stratégies de diversification visant à proposer des activités « quatre saisons » aux touristes. L’Allemagne, l’Autriche, l’Italie et la Suisse, en dehors de la montée en gamme de nombre de leurs stations autour de locomotives historiques très connues (Garmisch-Partenkirchen, Gstaad, St Moritz, Davos, Cortina d’Ampezzo, etc.), ont engagé de très importants efforts de diversification autour du Vier-Jahreszeiten-Tourismus im Gebirge ou tourisme quatre saisons.
Différentes organisations des pays alpins pointent depuis plusieurs années la nécessité de diversifier plus encore l’offre touristique et de la repartir sur quatre saisons. En Bavière, par exemple, la fédération bavaroise de protection de la nature (Bund Naturschutz) milite pour l’arrêt de la neige artificielle et la diversification touristique. Le canton du Valais en Suisse (source : Institut für Tourismus (ITO) der HES-SO Valais/Wallis) a résumé cela de la manière suivante :
Rendre l’offre moins dépendante de la saison : en raison des conditions météorologiques, qui peuvent être totalement différentes d’une année à l’autre, et du changement climatique progressif, il est impératif d’adapter l’offre en été et en hiver, de sorte que des activités attrayantes soient possibles toute l’année.
Repositionner l’offre estivale sur le marché ou la réinventer : les atouts particuliers de la montagne doivent être mis en avant. Les destinations ont besoin d’une image associée à un sentiment de convivialité, d’accessibilité, de chaleur humaine et de soleil.
Rafraîchir stratégiquement l’image de la montagne en été : le monde de la montagne doit paraître plus accessible ; les destinations doivent apparaître moins axées sur le sport - ou avec des exigences moins difficiles et moins techniques - mais avec une offre culturelle attrayante.
Cultiver l’aspect « aventure en pleine nature » : les aventures individuelles et/ou collectives véhiculent une image de performance, de dynamisme et de défi. Elles représentent ainsi un avantage concurrentiel et sont prometteuses de succès économique.
Moderniser l’image de la montagne : l’accent est mis sur les sensations, les expériences extraordinaires et les aventures qui attirent surtout un public jeune.
Associer le séjour à la montagne à des activités dans et autour de l’eau, car l’eau fait partie intégrante de l’idée des vacances d’été : la communication et la promotion de l’été doivent être axées sur le bien-être, le rafraîchissement et l’eau sous toutes ses formes.
Améliorer l’accessibilité en été : les transports publics doivent être encouragés. Il faut des offres combinées (les touristes peuvent utiliser différents moyens de transport de manière simple pour se rendre dans les destinations estivales) ; la mobilité douce doit être mise en avant (vélo, marche à pied, renonciation à la consommation d’énergie fossile).
Communiquer sur le fait que la montagne n’est pas ennuyeuse en été.
Travailler ensemble à la valorisation de l’ensemble du territoire et développer une stratégie de positionnement (les destinations travaillent ensemble sur les stratégies) : l’organisation et la gouvernance de l’espace géographique doivent être repensées. En hiver, c’est la station elle-même qui est au centre de l’attention ; en été, c’est la montagne environnante.
Les pays voisins n’ont pas des formules différentes de celles existant en France pour le tourisme « quatre saisons » et axent leur développement sur des activités similaires : randonnée, VTT, kayak, accrobranche, tyroliennes, parapente, tir à l’arc (Bogenschießen)[2], etc. Mais, depuis « le Seigneur des Anneaux », la Nouvelle-Zélande en sait quelque chose, un succès planétaire au cinéma qui met un pays en valeur peut être plus efficace pour sa réputation que n’importe quelle campagne de promotion. En Suisse et en Autriche, les professionnels du tourisme le savent aussi depuis longtemps. Depuis le XIXe siècle, l’Allemagne, l’Autriche[3] et la Suisse ont développé un tourisme de montagne d’été basé sur ces différents sports, profitant aussi très largement d’un soft power hollywoodien favorable à leurs paysages symbolisé par des films comme de nombreux « James Bond », « the Sound of Music »[4], des opérettes comme « l’auberge du cheval blanc », des dessins animés comme « Heidi », qui donnent aux montagnes de ces pays une dimension qui manque à la France, à l’exception notable de films comme « Belle et Sébastien », mais qui reste uniquement franco-français. En fait, les pays de langue allemande sont à eux seuls la « montagne d’été » pour de nombreux touristes internationaux et la France est surtout cantonnée à une image de « montagne d’hiver » ; ce qui est préjudiciable en période de changement climatique et de réduction de l’enneigement. Un « soft power » de la montagne « quatre saisons » à la française est donc clairement à imaginer, en particulier pour le cinéma étranger (par exemple Netflix).
Malgré ce déficit d’image côté français, de nombreux sites ou articles allemands, autrichiens et suisses font curieusement référence à la France sur ces sujets de diversification « quatre saisons » et mettent en avant des exemples pris dans différents massifs français[5]. Ils utilisent aussi abondamment les travaux[6] de la géographe hydrologue allemande Carmen de Jong[7], actuellement en poste à l’université de Strasbourg, pour appuyer la nécessité des changements et expliquer qu’il faut limiter des procédés comme la neige artificielle.
Conscients eux-aussi de la nécessité de se diversifier du fait de saisons plus courtes pour le ski, mais, à la différence de l’approche française, Allemagne, Autriche, Italie et Suisse axent plus leurs efforts « quatre saisons » sur l’organisation d’une véritable vie de villes et de villages pour attirer les touristes, assez comparable à ce que peuvent proposer Megève ou Saint Gervais en Haute-Savoie ; c’est-à-dire une vraie vie de village proposant une offre diversifiée d’activités en plus des activités sportives (cinémas, restaurants, clubs, rallys, boutiques, etc.).
Mais, avantage géographique dans ces quatre pays par rapport aux stations françaises, les stations sont souvent au centre de régions déjà touristiques. Ainsi, en Bavière, en Suisse et en Autriche, cette situation centrale au cœur des Alpes permet d’atteindre plus rapidement des sites de randonnées ou de pratique des sports nautiques sur les lacs bavarois, suisses ou autrichiens. Des sites touristiques très connus comme par exemple l’église de Wies, le monastère d’Ettal ou les châteaux des rois de Bavière ou le lac des quatre cantons sont proposés pratiquement partout avec guides et excursions. Les villes de Lucerne, Munich, Innsbruck et Salzbourg sont très faciles d’accès depuis les Alpes pour profiter des musées, des théâtres ou des sorties nocturnes. Les lacs allemands d’Ammersee, de Tegernsee ou le Königssee près de Berchtesgaden disposent d’activités sportives qui sont proposées dans les stations allemandes et autrichiennes.
L’offre culturelle est évidemment une carte maîtresse chez nos voisins.
Les pays voisins de la France ont engagé une stratégie tous azimuts d’offre culturelle, au travers de très nombreux festivals, qui les met devant la France, même si la Haute-Savoie peut s’enorgueillir de posséder deux des festivals les plus prestigieux de l’arc alpin : le festival du film d’animation d’Annecy qui se tient en juin et le festival de musique d’Evian de la Grange au lac qui se tient fin juin/début juillet (le festival du film fantastique d’Avoriaz a pris fin en 1993). L’Allemagne, l’Autriche, l’Italie et la Suisse sont tirés par des festivals alpins très connus et très prestigieux comme Lucerne, Bregenz, Salzburg ou Gstaad, et d’autres moins connus mais qui attirent de nombreux touristes : festival Richard Strauss de Garmisch-Partenkirschen (Bavière), festival de jazz des Dolomites, semaine musicale de Stresa, Estival jazz de Lugano, festival international du film de Locarno, festival Mandrea de musique folk à Trente et au lac de Garde, festival de jazz de Saalfelden, semaine de la musique ancienne à Innsbruck, etc.
La France est certes très bien positionnée pour les festivals en Europe, surtout en été, mais elle n’en tire pas de vrais bénéfices pour ses massifs montagneux car les plus grands festivals sont éloignés des montagnes (Bourges, La Rochelle, Orange, Aix, Marciac, Vienne, etc.) ou, lorsqu’ils sont en montagne, comme Annecy ou Evian, vivent en partie déconnectés de leur environnement alpin et n’apportent pas de bénéfices clairs à la montagne française. Il n’existe d’ailleurs pas de liens institutionnels forts ou de partenariat entre les festivals existant (du moins les plus importants) et ce qui fait la vie de la montagne : industrie de l’outdoor, stations, parcs régionaux, etc.
Simple exemple, Salzburg n’est pas seulement le festival de musique classique le plus prestigieux du monde, c’est aussi une carte postale pour la montagne autrichienne qui joue sur les côtés folkloriques du pays et sur son patrimoine historique et architectural hors norme ; ce que n’ont pas les Alpes françaises.
Très clairement, les préfectures alpines françaises doivent réunir les acteurs de la montagne et les organisateurs des festivals pour coordonner une action commune sur le massif alpin et essayer de rattraper le retard français par rapport aux pays voisins. En effet, les festivals en Allemagne, Autriche, Italie et Suisse font vivre la montagne et amènent une clientèle plutôt haut de gamme en été qui fait franchement défaut à la France. La France doit s’appuyer sur des personnalités culturelles liées à la montagne : André Manoukian à Chamonix[8], les frères Capuçon à Chambéry qui sont engagés sur le festival d’Evian, Calogero ou Anaïs (qui sont isérois), etc.
L’offre gastronomique et œnologique en montagne dans les pays voisins n’est pas en reste. De fait, la France a coutume de se qualifier de pays de la gastronomie, mais les autres pays alpins ont également d’importants atouts à mettre en avant sur ces sujets. Les stages gastronomiques et œnologiques sont devenus la norme dans les stations de montagne en Autriche, en Allemagne, en Italie et en Suisse ; ce qui n’est pas toujours le cas en France, alors que les départements comme la Haute-Savoie et la Savoie se distinguent par le nombre élevé de restaurants étoilés au guide Michelin et disposent de chefs emblématiques identifiés par le grand public (Marc Veyrat est évidement le plus connu). L’Autriche est certainement l’un des pays alpins les plus dynamiques sur ces sujets[9], en particulier la ville de Salzburg qui combine patrimoine, musique et gastronomie, et là aussi, le Land du Vorarlberg qui est à la pointe des stages. On peut par exemple citer pour ce Land la commune de Rankweil, au-dessus du Liechtenstein, l’école de cuisine Karin Kaufmann à Unterbach, l’école de Götzis[10], etc.
Allemagne, Autriche, Italie et Suisse bénéficient aussi de la proximité d’importants vignobles nationaux, à l’exemple des coteaux du Valais[11], des vignobles de Vénétie et du Piémont, des coteaux allemands du lac de Constance, etc. Le secteur viticole est donc un soutien évident pour l’économie de montagne de ces régions. Les stages oeonologiques sont là aussi légions en stations de montagne. L’Italie est évidemment en pointe également sur ces sujets sur le thème de treks œnologiques dans l’arc alpin du Piémont jusqu’à la Slovénie, avec en plus le succès mondial des vins des vignobles proches des Alpes (il suffit de constater le succès du Prosecco, vin mousseux des contreforts alpins de la Vénétie) et qui sont très bien référencés dans tous les guides mondiaux (Valpolicella, Amarone, Barolo, etc.). De nombreux stages italiens couplent actuellement ces stages d’œnologie avec des stages de yoga et/ou d’équitation. En Italie, ces stages sont souvent animés par des intervenants des universités proches ou locales, en particulier Turin, Trente et Padoue. Ces trois universités délivrent en effet des diplômes en agronomie, technologies viticoles et œnologie et elles s’impliquent dans la promotion des vignobles italiens alpins. Il faut ajouter les stages de formation au métier de sommelier, par exemple à Cortina d’Ampezzo (le dernier stage de formation a eu lieu en mars 2024).
La France dispose sur ces différents sujets d’atouts a priori supérieurs. Mais la coordination et les liens entre les différentes structures (universités, vignobles, stations de montagne, collectivités locales) est presqu’entièrement à construire car ce sujet n’avait jamais été une priorité. Sans être caricatural, le vin et la montagne se résumaient à son utilisation pour la raclette ou la fondue. L’opération « wine and swing »[12] autour du jazz, de la chanson, du vin et de la gastronomie organisée à Megève en 2019 n’a pas eu de successeur. Tout est donc à reprendre sur ces sujets ; d’autant que les vignobles savoyards et haut-savoyards n’ont pas fait de ces questions de lien avec la montagne une priorité.
Enfin, dernier point important, les pays voisins axent aussi leur stratégie de diversification sur la mise en valeur de leur faune (zoos, parcs animaliers, etc.). Dans les départements de l’Isère, de la Savoie et de la Haute-Savoie, il existe trois parcs régionaux (Bauges, Chartreuse et Vercors) et deux parcs nationaux (Ecrins et Vanoise). A proximité se trouve le parc régional du Queyras (Hautes-Alpes). La France n’est donc pas en retrait par rapport à ses voisins alpins. La différence vient par contre du nombre de sites consacrés à la faune et à la flore destinés directement au tourisme (zoos ou parcs animaliers spécifiques par exemple). Les trois départements disposent du parc animalier du Léman consacré aux rapaces (Sciez sur Léman) ou le parc animalier de Merlet aux Ouches. Nos quatre voisins ont fait un effort particulier pour développer leurs zoos ou parcs animaliers et en faire des références touristiques internationales ou en plaçant des zoos directement dans les stations (c’est le cas du zoo de Jorasse consacré aux enfants à Ovronnaz, dans le Valais). A lui seul, le Tyrol autrichien dispose de cinq parcs animaliers significatifs consacrés aux chevaux Haflinger (haras d’Ebbs), aux animaux rares (Ebbs), aux rapaces (Mayrhofen) ou aux animaux des Alpes (Innsbruck). En Allemagne, le parc le plus connu est le parc de vision animalière du parc national de Bavière situé entre Grafenau et Zwiesel, à proximité des monts métallifères, réputé pour ses lynx, ses chats sauvages, grand tétras, etc. La Suisse et l’Allemagne misent beaucoup sur de petits formats avec des fermes animalières[13] ou des centres spécifiques comme celui consacré au Saint Bernard à Martigny (Valais) ou tourné spécifiquement vers les enfants comme à Schongauer Marchenwald und Tierpark (Bavière, au nord de Garmisch Partenkirschen). L’idée, pour ces pays, est bien d’attirer les touristes en montagne par la richesse et l’exposition de leur faune. En France, des élus de la région AURA montrent plutôt leur hostilité au zoos et spectacles animaliers, rendant donc plus difficile l’utilisation de ce qui existe dans les Alpes françaises. Les débats très politiques de mars 2024 sur le zoo de Lyon[14] ou les poneys du parc de la Tête d’or n’en sont qu’une illustration, même si d’autres projets sont prévus. L’association PAZ (Paris animaux Zoopolis), très active sur la région AURA et soutenue par les mairies de Lyon et de Grenoble, ne manquerait pas de s’opposer à tout projet comparable à ce qui existe en Autriche ou en Suisse.
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Les pays voisins de la France semblent donc mieux préparer la transformation à venir de l’économie de montagne. Notre retard est toutefois loin d’être irrémédiable, loin de là, même si certains secteurs qui n’ont pas été évoqués dans cet article (transports publics, thermalisme, etc.) supposent un effort d’investissement réel pour les années à venir en Savoie et Haute-Savoie.
A propos de l'auteur :
Christophe-Alexandre Paillard est fonctionnaire, enseignant et auteur de l'ouvrage «Les nouvelles guerres économiques » - Préface d’Alain Juillet, éditions Ophrys, Paris, 2011 - destiné à vulgariser les grandes thématiques de l’intelligence économique contemporaine.
L’auteur s’exprime à titre personnel et ne représente le point de vue d’aucune institution.
Image : Aigle, canton de Vaud, Suisse - copyright Christophe-Alexandre Paillard
[1] https://www.montagnes-magazine.com/actus-projet-liaison-pitztal-otztal-mariage-glaciers-refuse-les-habitants
[2] Ce sport est fortement développé dans les Alpes des pays de langue allemande : https://www.bogenurlaub.com/de/die-parcours/
[3] https://fr.tyrol.com/loisirs/culture/art-culture/decor-de-cinema
[4] L’épisode III de la Guerre des étoiles est en partie tourné au lac Bachalpsee, à côté de Grindelwald, dans les Alpes bernoises.
5] Exemple de site autrichien pour le Mont Dore : https://mnd.com/de/4-seasons-tourism/
[6] Exemple : https://www.donaukurier.de/nachrichten/bayern/europas-skigebiete-nicht-mehr-schneesicher-ganzjahres-tourismus-als-loesung-10360333
[7] Cf. https://live.unistra.fr/live/annuaire/de-jong-carmen Elle a été conflit avec l’USMB en 2010 où elle était en poste. Selon elle, « il n’y a plus de domaines skiables en Europe où l’enneigement est assuré ». Elle estime que « l’enneigement assuré signifie que vous pouvez skier à tout moment entre le 1er décembre et la fin mars. La zone ne doit pas dépendre de la neige artificielle ou de la neige transportée par camion ou hélicoptère ».
[8] Il anime un festival en été à Chamonix : https://www.cosmojazzfestival.com/
[9] Voir le site de l’office autrichien du tourisme : https://www.austria.info/fr/gastronomie
[10] https://www.barbaraskueche.at
[11] Il est possible de faire des stages d’œnologie pratiquement partout dans le Valais. Le canton est en plus tiré par des stations de sport d’hiver haut de gamme qui s’appuient sur ce terroir (Zermatt, Crans Montana, etc.) : https://www.valais.ch/fr/activites/gastronomie-terroir/experiences-autour-du-vin et https://www.myswitzerland.com/fr-fr/decouvrir/ete-automne/oenotourisme/region-viticole-du-valais/
[12] https://www.facebook.com/p/Wine-Swing-100069894414441/?_rdr
[13] Cf. https://www.myswitzerland.com/fr-fr/decouvrir/ete-automne/zoos-et-experiences-animalieres/fermes-animalieres-rechercher/
[14] https://www.leprogres.fr/environnement/2024/03/12/animaux-sauvages-au-parc-de-la-tete-d-or-ces-militants-pressent-les-verts-d-en-finir-avec-ce-zoo-d-un-autre-temps